D’une superficie totale de 1 267 000 km², le Niger est un pays sahélo-saharien totalement enclavé, dont les 2/3 du territoire sont désertiques.

Des conditions climatiques extrêmes et pénibles, avec une longue saison sèche et des pluies durant 3 mois dans les meilleures années, caractérisent ce pays d’Afrique occidentale. L’influence des effets de la sécheresse et de la désertification ont un impact considérable sur une population à grande majorité rurale, dont plusieurs communautés sont nomades.

Les conséquences climatiques qui ne cessent de s’aggraver, ainsi que des terres arables qui se raréfient et se dégradent, maintiennent dans une insécurité alimentaire chronique près d’un tiers des nigériens qui vivent d’une économie familiale d’autosubsistance.

La croissance démographique est relativement élevée, et suggère de subvenir inéluctablement à des besoins grandissants en services sociaux.Le Niger compte aujourd’hui plus de 18 000 000 d’habitants. Si son taux de croissance actuel ne fléchit pas, la population atteindra 50 millions d’habitants en 2050.

Doté d’institutions fortes, le Niger est une république démocratique indépendante depuis 1960, avec un régime semi-présidentiel, et est divisé en 8 régions. La décentralisation accrue depuis le milieu des années 1990 offre une administration « libre » des collectivités territoriales.

Le Niger a connu lors de ces deux dernières décennies deux rebellions armées, de 1991 à 1995 et de 2007 à 2009. Malgré cela, les populations qui y vivent, les 9 ethnies et les différentes cultures qui y coexistent, ont toujours été animées de sagesseet d’humanité.

La première insurrection au début des années 1990 a causé des pertes humaines considérables, mais aussi éveillé les consciences et rapproché encore plus les différentes communautés du pays vers des intérêts communs.

De 2007 à 2009 des groupes armés se sont opposés aux autorités de l’époque, fragilisant économiquement et socialement la partie septentrionale du Niger. Quelques jeunes gens sans qualifications et sans activité leur permettant de subvenir à leurs besoins élémentaires ont été livrés à eux même, maintenant une insécurité relative dans la région.

Aujourd’hui, grâce aux efforts conséquents des autorités du Niger et des partenaires au développement, cette insécurité se dissipe progressivement. Le pays à travers plusieurs stratégies et institutions a opté pour une solution globale touchant à la fois les aspects sécuritaires et économiques pour asseoir la stabilité et préserver la paix.

La bonne gouvernance, le développement des infrastructures, l’initiative « 3N » pour que « les nigériens nourrissent les nigériens », l’exploitation et la diversification des ressources minières, le désenclavement progressif, une économie de marché ouverte aux investisseurs étrangers, de grands programmes pour l’éducation, la santé, la formation professionnelle, expriment l’engagement décisif et les politiques ambitieuses des autorités du Niger pour sortir le pays de la pauvreté et maintenir une croissance importante au cours des années à venir.

D’autres leviers comme l’Artisanat et le Tourisme peuvent et doivent contribuer à améliorer qualitativement  les conditions de vie des populations. En effet, lorsque le climat social le permettait, ces deux secteurs d’activités représentaient 1/3 du PIB du Niger et emploient aujourd’hui près de 800 000 personnes sur tout le territoire national. Cette période a amélioré qualitativement la vie de nombreux nigériens, leur offrant l’opportunité de vivre dignement et de manière autonome.

Situé au centre de la région du Sahel, le Niger vit les conséquences de la crise libyenne ainsi que des conflits au Mali et Nigéria, trois de ses proches voisins.

Trafics en tous genres, groupes terroristes qui circulent dans le Sahara, prises d’otages, le pays subit cette image apocalyptique et parfois exagérée de sa propre situation. La quiétude et l’hospitalité légendaires des nigériens, la sécurisation effective des forces de défense et de sécurité du Niger, la présence de bases et de contingents militaires français et américains pour assister le pays, une collaboration effective entre les  pays de la sous-région pour éradiquer la délinquance et le terrorisme garantissent les conditions nécessaires pour la reprise des activités touristiques au Niger. De ce fait, des possibilités d’emplois pour d’éventuels jeunes « désœuvrés », pouvant renforcer numériquement et politiquement les groupes dangereux dans la sous-région, seront offertes.

L’emploi et le développement économique sont des impératifs pour accompagner la « force » dans la lutte actuelle contre la violence.

Un évènement d’envergure suscitera l’espoir et l’optimisme ranimés par l’évocation du retour des touristes, remobilisant les professionnels et la population dans son ensemble autour d’une activité touristique qui les passionne et qu’ils maîtrisent, dans une région au potentiel incontestable.

Le développement économique de la région et l’implication directe de la population locale sont des vecteurs incontournables du renforcement de la sécurité. Cette dynamique ne peut que contribuer à installer une paix durable.